Rogier van der Weyden

Rogier van der Weyden ou Rogier de la Pasture, est un peintre Flamand de la Renaissance.

Roger de la Pasture est né à Tournai en 1399 ou 1400. La ville est à cette époque une commune autonome dépendant directement du roi de France. Il entre peut-être très vite dans l'atelier de Robert Campin, aussi appelé Maître de Flémalle en tant qu'apprenti. Il se marie avant 1426 avec Isabelle Goffaert, fille d'un cordonnier bruxellois.

En 1426, Rogier de la Pasture est signalé en tant qu'apprenti dans l'atelier de Robert Campin. Celui-ci, très engagé dans la vie politique de la ville, se repose sur cet apprenti déjà expérimenté pour faire fonctionner son atelier. Pour autant, aucune œuvre ne peut être attribuée à Roger de la Pasture avant 1426. Il est signalé, dans les archives de la ville, comme apprenti dans cet atelier de 1427 à 1432. Il obtient le titre de « maître » dans la Guilde de Tournai en 1432. De cette deuxième période, date la Descente de Croix vers 1435 (ci-dessous).

Dans le courant de l'année 1435, Roger de la Pasture part s'installer à Bruxelles. Il adopte désormais la forme néerlandaise de son nom, Rogier van der Weyden. Dès son arrivée, il est nommé peintre officiel de la cité. Il réalise deux tableaux de très grandes dimension et sans doute pièce maître de l'œuvre de van der Weyden. Ils ont été totalement détruits, sans doute lors du bombardement de Bruxelles par les troupes françaises en 1695.

Sans jamais avoir été peintre officiel de la cour de Philippe le Bon, il commence après 1441 à répondre à de nombreuses commandes de l'entourage du duc. On retrouve sa trace dans les comptes du duc pour des réalisations officielles en 1446 puis en 1458-1459, notamment pour des polychromies de statues. Mais c'est surtout pour l'entourage du prince qu'il reçoit ses commandes les plus importantes : le Jugement Dernier (1445-1449), pour les Hospices de la ville de Beaune ou encore le Retable des Sept Sacrements pour l'évêque de Tournai et chef du conseil du duc. À côté de ces œuvres de très grande dimension, il réalise aussi des enluminures dont la seule qui lui est attribuée avec certitude est la miniature de présentation pour les chroniques de Hainaut.

Vers 1450, année du Jubilé, van der Weyden voyage en Italie, très vraisemblablement à Rome et à Florence. À cette époque, il a l'occasion de travailler pour des commanditaires italiens mais en passant par des intermédiaires installés à Bruges.

Seulement deux œuvres témoignent d'une influence italienne directe et sont d'ailleurs commandées par des personnalités transalpines dont la Lamentation du Christ pour la famille Médicis.

Entre 1460 et 1463, le peintre portraitiste officiel de la cour des Sforza est envoyé à Bruxelles par le Duc de Milan, qui le recommande au duc de Bourgogne, pour se perfectionner auprès de Rogier van der Weyden à Bruxelles où il demeure de décembre 1460 à mai 1463.

L'atelier du peintre continue à assurer d'importantes commandes pour des couvents ou des privés.

Rogier van der Weyden meurt en juin 1464. Il est enterré à l'église Sainte-Gudule, au pied de l'autel de la confrérie des peintres et de son retable (ci-dessous).

Ces deux œuvres majeures 

Descente de Croix, huile sur bois, 1435 (Madrid, musée du Prado)


Le Jugement dernier, retable, 1443-1452



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